• Les énergies renouvelables, qu’est-ce que c’est ?

    Parce qu’elles permettent de produire de l’énergie, sans compromettre l’avenir de l’humanité en alimentant le dérèglement climatique par l’émission de gaz à effet de serre, les énergies renouvelables sont un élément clé de notre avenir.

     

     Elles vont en effet permettre de concilier confort et progrès techniques, sans risques majeurs, tout en prenant soin de l’environnement, contrairement aux énergies conventionnelles. 

    Au niveau local, les énergies renouvelables constituent également une fabuleuse opportunité économique : imaginez que l’ensemble des factures de carburant et de gaz que paient l’ensemble des français ne partent plus dans les pays producteurs de pétrole, mais qu’elles financent des infrastructures et des emplois locaux… 

    A l’échelle de Saint-Etienne Métropole et du Parc du Pilat, ce ne sont pas moins de 885 millions d’euros qui sont en jeu, comme le présente le schéma ci-dessous, réalisé par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie.

     

     

  • Le développement des énergies renouvelables

      • L’accompagnement aux porteurs de projet de méthanisation

        Reposant sur la digestion des matières fermentescibles d’origines agricoles (fumiers, lisiers, drèches de fruits, résidus de culture, etc.) agro-alimentaires (matières grasses animales ou végétales, déchets de production) ou même de nos déchets (épluchures de légumes, déchets alimentaires, déchets verts, boues d’épuration), la méthanisation permet de produire du biogaz. Ce biogaz peut être utilisé pour alimenter un moteur et produire électricité et chaleur, ou être épuré et injecté dans le réseau de gaz naturel ou du gaz de ville.

        La production de ce gaz reposant sur la mobilisation de déchets ayant déjà absorbé du CO² lors de leur création (par exemple, les tontes de pelouse, ou les pommes utilisés pour créer du jus de fruit), le bilan environnemental est excellent et l’on considère ainsi que les émissions de gaz à effet de serre sont réduites de 75% par rapport à du gaz naturel fossile classique. 

        Sur le territoire de Saint-Etienne Métropole, les stations d’épuration Furania et du Perthuiset devraient prochainement produire et injecter du biogaz dans le réseau de gaz naturel. Des industriels et des groupements d’agriculteurs réfléchissent également à de tels projets. Ainsi, jusqu’à 70 000Mwh de biogaz pourraient être produits d’ici 2020 sur Saint-Etienne Métropole, ce qui représente la consommation moyenne d’environ 6000 foyers ou encore les besoins annuels de 350 bus. 

         

      • L’accompagnement aux porteurs de projets éoliens

        Une demi-douzaine de commune du territoire de Saint-Etienne Métropole ont un potentiel de vent suffisant pour y développer des parcs éolien. Saint-Etienne Métropole accompagne les développeurs de ces projets, en les orientant vers la meilleure intégration paysagère possible et le plus grand respect de la biodiversité.

        Produisant de l’électricité sans aucunes émissions directes de gaz à effet de serre, les éoliennes produisent dès lors que le vent atteint 10Km/h, soit plus de 75% du temps en moyenne en France. Une éolienne permet de subvenir, en moyenne, aux besoins en électricité de 2000 habitants (hors chauffage et eau-chaude). Pas moins de 30 emplois directs et indirects se cachent derrière chaque mat d’éolienne (conception, construction, maintenance, etc.).

         

      • L’étude du potentiel et le développement de centrales hydroélectriques

        Doté d’une topographie accidentée (1200m de dénivelé entre les points haut et bas de Saint-Etienne Métropole) et d’un passé industriel largement basé sur l’utilisation de la force des cours d’eau (industrie sidérurgie, textile…), notre territoire laisse entrevoir un potentiel intéressant de micro et pico centrales hydroélectriques.

        Saint-Etienne Métropole va ainsi mener en 2017 une étude de potentiel sur les principaux seuils de rivières et infrastructures hydrauliques du territoire (barrages, conduites d’eau potable, etc.) pour estimer le gisement et mettre en service rapidement de nouveaux moyens de production, tout en favorisant la circulation de espèces et des sédiments.

         

      • Le développement du bois énergie

        Saint-Etienne Métropole participe activement au développement du bois énergie local par le biais des réseaux de chaleur.Ces derniers permettent de gérer d’importantes chaufferies, souvent alimentées par du bois local grâce à des clauses insérées dans les marchés publics.

        Equipés de filtres très performants, les réseaux de chaleur alimentés au bois garantissent une bonne qualité, contrairement aux vieilles installations et aux foyers ouverts qui sont responsables de près de la moitié des émissions de particules, nocives pour la santé (maladies respiratoires, cancers, etc.).

         

      • L’étude du gisement solaire (thermique et photovoltaïque) du territoire

         Saint-Etienne Métropole bénéficie d’un bon ensoleillement qui permet aux projets de solaire thermique (production d’eau chaude pour ses usages sanitaires ou pour le chauffage) ou de photovoltaïque (production d’électricité) de trouver du sens et de la rentabilité.

        La collectivité envisage ainsi de mettre à disposition du grand public un cadastre solaire permettant à tout un chacun de connaître rapidement le potentiel de sa toiture et d’être mis en relation avec des professionnels qualifiés et reconnus pour leur sérieux, pour le solaire thermique comme pour le photovoltaïque. Saint-Etienne Métropole œuvre par ailleurs à la solarisation de son propre patrimoine comme du patrimoine de ses communes membres.

        Une étude a été menée pour connaître les surfaces bien orientées des bâtiments communaux, et le Stade Geoffroy-Guichard, par exemple, est équipé d’une toiture solaire produisant plus de 200 000 Kwh/an, soit l’équivalent de la consommation d’une soixantaine de ménages.

         

      • La valorisation de la chaleur

        La chaleur « fatale » est un sous-produit d’une activité, qui peut être industrielle (chaleur dégagée par un procédé de fabrication… verreries, fonderies, raffineries) ou non (chaleur des tank à lait en milieu agricole, chaleur du réseau d’assainissement en ville, etc.).

        Valoriser cette chaleur fatale permet d’éviter le recours à des combustibles classiques pour les besoins habituels de chaleur (eau-chaude, chauffage) et ainsi d’éviter autant d’émissions de gaz à effet de serre.

        Saint-Etienne Métropole s’intéresse tout particulièrement à la chaleur fatale contenue dans les réseaux d’assainissement, provenant de l’eau chaude utilisée au quotidien par les ménages et entreprises (douches, lave-linge, lave-vaisselle, etc.).

        Les eaux d’assainissement sont ainsi, tout au long de l’année, à une température comprise en 14 et 16 degrés. C’est suffisant pour en extraire des calories (et que des calories !) via une pompe à chaleur et réinjecter ces calories dans un circuit de chauffage.

        Des études sont en cours pour alimenter une piscine et même tout un futur éco-quartier à partir de cette nouvelle énergie.

         

  • Des actions exemplaires en matière d'énergies renouvelables

    Collectivités, entreprises, associations…le territoire de Saint-Etienne Métropole fourmille d’acteurs qui s’engagent pour le développement des énergies renouvelables. Petit panorama de grandes comme de petites réalisations qui concourent chacune, à leur échelle, à la préservation du climat et donc de la vie sur terre. 

      • Un réseau d’eau potable qui produit de l’électricité

        Le barrage de Lavalette, situé sur la commune de Lapte en Haute-Loire, est la principale réserve d’eau potable de l’agglomération stéphanoise (plus de 400 000 habitants). D’un volume d’eau de 31 millions de m3, il produit désormais de l’électricité.  Cette installation permet de produire 2 100 000 KWh par an, soit la consommation annuelle de 1 600 habitants.

        Une nouvelle turbine a été installée. Elle permet d’éviter l’émission de 140 tonnes de CO² par an, soit l’équivalent d’un million de kilomètres parcourus avec une voiture diesel. Elle vient compléter les deux premières turbines de l’usine de potabilisation de Solaure.

        Ainsi, dès 2016, la production annuelle totale devrait atteindre les 6 millions de KWh, soit la consommation annuelle de plus de 4000 habitants alors même que d’autres projets sont à l’étude sur le réseau stéphanois.

        Une étude plus large et couvrant l’intégralité du territoire sera prochainement lancée pour déterminer le potentiel de production d’énergie renouvelable supplémentaire, des grands barrages d’alimentation en eau potable.

         

      • Des réseaux de chaleur innovants

        • Le chauffage urbain de Firminy

          Il fonctionne avec 56% d’énergies renouvelables depuis 2014. Il était auparavant alimenté par trois chaudières au gaz. La ville a décidé d’une mixité énergétique en mettant en place un système novateur comprenant une chaufferie bois de 6 MWh et la récupération de la chaleur, produite par la cogénération du biogaz issu du centre d’enfouissement de Roche-la-Molière.

        • Le réseau de chaleur de la station d'épuration de Saint-Chamond

          La ville de Saint-Chamond a missionné le Syndicat Intercommunal d’Energies du département de la Loire (SIEL) pour créer un réseau de chaleur alimenté par la récupération des calories de l’incinérateur à boues de la station d’épuration située sur sa commune.

          La chaleur est captée via un échangeur thermique sur le conduit de fumées. Un réseau de chaleur souterrain sur-isolé de 800 mètres, conduit de l’eau à 80°C vers le quartier de Saint-Julien pour l’alimenter en chauffage et en eau chaude.

          Deux chaudières à condensation gaz ont été installées afin de compléter le système lorsque l’incinérateur ne fonctionne pas. Cet équipement couvre 65% des besoins des bâtiments raccordés au réseau.

        • 46 chaufferies automatiques au bois

          Réparties sur toute la Loire, elles ont été installées pour un montant total d’environ 25 920 000€ HT.

          En substituant par le bois l’équivalent de 9 399 125 litres de fioul par an, ces 46 chaufferies bois permettent d’éviter le rejet de 18 221 tonnes de CO² annuels !

        • Le Nautiform chauffé au bois

          Le centre aquatique et de remise en forme Nautiform se chauffe au bois toute l’année.

          Raccordé au réseau de chaleur bois d’Andrézieux-Bouthéon en 2013, le Nautiform a vu sa consommation de gaz diminuer de 90%. Au total, le réseau de chaleur d’Andrézieux-Bouthéon permet d’économiser 5 183 tonnes de CO² par an !

           

        • Un immeuble de logements sociaux passifs à Saint-Héand
        • Installation d'une microcentrale hydroélectrique