• L'étude d’impact sanitaire du bassin stéphanois

    Une étude d’impact sanitaire du bassin stéphanois a été réalisée conformément à la méthode mise à jour par l’Institut de veille sanitaire (InVS) en 2013. Elle a permis d'évaluer l'impact sanitaire de la pollution atmosphérique sur l'agglomération stéphanoise. La zone d’étude est composée de l’intégralité des communes de la zone sensible du PPA approuvé le 4 février 2014 et de la commune de Sorbiers qui a été ajoutée sur un critère de continuité urbaine.

    Etude d'impact de l'air

    Les résultats de l’étude :
    Ce sont 5% des décès annuels qui pourraient être évités si le niveau moyen annuel de particules PM2,5 était ramené à la valeur guide de l’OMS (soit 10µg/m3 au lieu des 19,4 actuels, baisse de 50%). Cela correspond à une espérance de vie gagnée de 8 mois et un bénéfice économique de la mortalité évitée qui est estimé à 330 millions d’euros par an.

     

     

  • Les impacts économiques et réglementaires

    Au niveau national
    Un rapport sénatorial publié le 9 juillet 2015 fait état du coût économique et financier de la pollution de l’air. Dans ce rapport, la commission missionnée évalue globalement à 101,3 milliards d'euros le coût annuel de la pollution de l'air.

    > Consulter le rapport complet 

     

     

    Les polluants et leurs impacts sur la population

    • Particules fines :  Elles peuvent, à des concentrations relativement basses, irriter les voies respiratoires inférieures et altérer la fonction respiratoire dans son ensemble. 
       
    • Ozone : Les enfants, les personnes âgées, les asthmatiques, les insuffisants respiratoires sont particulièrement sensibles à la pollution par l’ozone. La présence de ce gaz irritant peut provoquer toux, inconfort thoracique, essoufflement, irritations nasale et oculaire. Elle augmente aussi la sensibilisation aux pollens. 
       
    • Dioxyde d’azote : C’est un gaz toxique et irritant pour les yeux et les voies respiratoires.. Chez les asthmatiques, il augmente la fréquence et la gravité des crises. Chez l’enfant, il favorise les infections pulmonaires. Cependant, on estime aujourd’hui qu’il n’y a pas de risque cancérigène lié à l’exposition au dioxyde d’azote. Il participe aux phénomènes de pluies acides, à la formation de l’ozone troposphérique, dont il est un des précurseurs.
       
    • Dioxyde de souffre : C’ est un irritant des muqueuses, de la peau et des voies respiratoires supérieures (toux, dysphées, etc.). Il agit en synergie avec d’autres substances, les particules fines notamment. Comme tous les polluants, ses effets sont amplifiés par le tabagisme.
       
    • Le mélange acido-particulaire peut, en fonction des concentrations, provoquer des crises chez les asthmatiques, accentuer les gênes respiratoires chez les sujets sensibles et surtout altérer la fonction respiratoire chez l'enfant (baisse de capacité respiratoire, toux).
       
    • Monoxyde de carbone : Chaque année, il est responsable de 8000 intoxications, et de 100 à 200 morts. Il agit comme un gaz asphyxiant très toxique qui, absorbé en quelques minutes par l’organisme, se fixe sur l’hémoglobine. Les effets sont : manque d’oxygénation du système nerveux, du cœur et des vaisseaux sanguins, nausées, vomissements, vertiges, fatigue, maux de tête, peut provoquer asphyxie voire la mort (exposition élevée et prolongée).
       
    • Métaux lourds : Les métaux s’accumulent dans l’organisme et provoquent des effets toxiques. A court et/ou à long terme, ils peuvent affecter le système nerveux, les fonctions rénales, hépatiques, respiratoires, etc. 
       
    • Polluants organiques persistants (molécules complexes qui sont caractérisés par leur toxicité leur persistance dans l'environnement (molécules résistantes aux dégradations biologiques naturelles), la bioaccumulation dans les tissus vivants et augmentation des concentrations le long de la chaîne alimentaire (bioamplification et le transport longue distance.