Descriptif
Le bois est poutre, solive, chevron. Le bois est meuble, bûche, papier, cercueil aussi. Le bois est vivant et beau, il est partout dans nos vies. Tout le monde adôôôre le bois, mais personne ne veut voir un arbre tomber car le bois est d’abord arbre qu’il faut abattre pour qu’il vienne jusqu’à nous.
Le métier de bûcheron a souvent une image négative, pourtant il est souvent exercé par des personnes passionnées et profondément aimantes et respectueuses de la forêt.
Couper un arbre pour que dix autres poussent dans la clairière ainsi créée, telle pourrait être la philosophie de l’authentique bûcheron.
Bernard Toselli, curieux des autres par nature, est venu poser son oeil aiguisé de photographe sur
la forêt et les forestiers. Ces quelques photos se veulent une tentative de faire (re)découvrir une profession méconnue et mal aimée.
Jean-Pierre Pailleux est ce bûcheron qui dialogue avec la forêt et le vivant. Un philosophe taiseux amoureux de littérature. Quand on réfléchit à la fabrication du papier, nous sommes dans une
suite logique. Ses coupes d’arbres restent homéopathiques et réfléchies pour respecter au mieux l’environnement.
Ce projet s’est un peu construit comme la BD « Les ignorants » de Davodeau, où chacun partage avec l’autre ses compétences, son rapport au vivant et à la solitude. C’est donc l’histoire d’une rencontre dont ces images viennent rendre compte. Devant ces photographies, c’est notre sensibilité et notre imaginaire qui sont mis à contribution et nous permettent de rencontrer cet homme et ces esprits. C’est alors à nous, spectateurs, d’engager le dialogue avec eux.