Eau

L'eau est une ressource essentielle pour l'être humain, son activité et son environnement. Longtemps considérée comme abondante, elle est aujourd'hui un bien limité dont la qualité est menacée. Saint-Étienne Métropole, de part ses compétences, est en charge de la gestion de l'eau sur le territoire, aux services des usagers.

  • Les rivières "sous contrats"

    Les rivières du territoire sont des cours d’eau de montagne souvent générateurs de violentes crues en cas d'intempéries. Elles font toute partie d’un contrat de rivière, qui est un accord technique et financier entre les différentes collectivités, les agences de l’eau et l’Etat.

    Ce contrat permet de mener à bien des actions qui visent à la fois à :

    • améliorer la qualité des eaux,
    • mieux gérer les crues,
    • requalifier les rivières, grâce à une restauration écologique.

     

    On dénombre 5 contrats de rivières sur le territoire.

    • Les communes de Fontanès, Marcenod, Saint-Christo-en-Jarez, Saint-Héand, La Gimond, Saint-Bonnet-les-Oules, Chamboeuf et Saint-Galmier se trouvent en totalité ou en partie sur le bassin versant de la Coise qui fait l’objet d’un contrat de rivière porté par le SIMA COISE.
    • Les communes d’Aboen, Saint-Nizier de Fornas, et Saint-Maurice-en-Gourgois font partie du bassin versant Mare Bonson, le contrat de rivière étant animé par la Communauté d’Agglomération Loire Forez.
    • Le Furan, le Gier, l’Ondaine et leurs affluents sont portés par Saint-Etienne Métropole en tant qu’animateur (ou coanimateur du contrat dans le cas du Gier aux côtés du syndicat du Gier Rhodanien-SIGR).

     

    Les principales actions mises en œuvre sur les cours d’eau :

    • Mise en place d'un plan de gestion de la végétation des bords de cours d’eau,
    • Aménagement des berges  avec un objectif  de restauration écologique, de  gestion des crues et de mise en valeur paysagère,
    • Restauration de la continuité écologique avec l’aménagement de passes à poissons sur les ouvrages (seuils).

     

    Aménagement type de cours d’eau : restauration écologique : 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      • Alerte à la pollution : que faire ?

        Si vous constatez un déversement de substances polluantes liquides ou solides dans une grille ou dans le milieu naturel, une mortalité importante de poissons ou autres animaux (batraciens, écrevisses...), une odeur anormale, il est indispensable de prévenir les pompiers (18) ou la Police de l'Eau et de la Pêche (DDT 42 au 04 77 43 81 00).

        En cas d'indisponibilités des services, contactez la Police Nationale ou la Gendarmerie pour faire constater les infractions. Votre mairie peut également intervenir.

        La pollution de l'eau rend son utilisation dangereuse et perturbe l'écosystème aquatique.

        Les pompiers interviennent de façon à prendre des mesures conservatoires en cas de pollution. Pour toute enquête ou suivi complémentaires, la Police de l'Eau et de la Pêche intervient.

         

      • Quelques astuces pour économiser l'eau

        • Éviter de faire couler l'eau inutilement, privilégier la douche au bain, le lave-vaisselle, couper l'eau lorsque vous vous lavez les dents...
        • Opter pour des systèmes de chasse d'eau à deux débits qui permettent de réduire le volume d'eau utilisé d'environ 15 litres par jour pour un foyer de deux personnes, ou placer une bouteille pleine de sable ou d'eau dans le réservoir de la chasse d'eau de vos toilettes...
        • Vérifier qu'aucun robinet ne fuit : un écoulement goutte à goutte peut faire dépenser environ 35 m3 d'eau par an.
        • Équiper vos robinets de réducteurs de débits : mitigeur, aérateur, économiseur ou mousseur.
        • Penser à récupérer l'eau : lorsque vous rincez les légumes, ou que vous patientez pour faire venir l'eau chaude... L'eau que vous récupérez servira par exemple à arroser vos plantes.
        • Récupérer les eaux pluviales pour arroser votre jardin ou laver votre voiture. Une toiture de 100 m² permet de récupérer annuellement 70 m3 d'eau environ.

         

  • L'alimentation en eau potable

    Depuis son évolution en Communauté Urbaine le 1er janvier 2016, Saint-Étienne Métropole est responsable de l'alimentation en eau potable sur l'ensemble de son territoire.

        • Les missions de la collectivité

          Cette compétence recoupe plusieurs missions :

          • la protection, la sécurisation et la qualité de la ressource en eau
          • le traitement dans les stations de potabilisation, la production d’une eau potable conforme aux normes de qualité et la distribution de cette eau aux usagers
          • l’organisation de la gestion de l’exploitation (suivi des contrats de délégation de service public et des régies), l’équilibre financier du service, la qualité du service rendu à l’usager et le compte-rendu de l’exécution du service aux élus, usagers et partenaires institutionnels.
          • la valorisation (turbines hydroélectriques) et la préservation du patrimoine.

          Saint-Étienne Métropole est notamment en charge des 13 barrages de stockage d’eau potable dressés sur son territoire.

          À Saint-Étienne Métropole, chaque commune décide de son mode de gestion : en régie, en délégation de service public ou en prestations de service par des entreprises extérieures.

        • Qui est votre interlocuteur ?

          Pour toute question relative à l’eau potable, votre interlocuteur reste :

          • votre mairie dans le cas d’une gestion en régie
          • le délégataire ou prestataire de service dans les autres cas : Lyonnaise des Eaux/Suez, Stéphanoise des Eaux/Suez, Veolia, Saur, Aqualter, Cholton...

          En cas de difficulté, vous pouvez porter toute réclamation devant votre distributeur. Les modalités de la médiation mise en place par ce dernier sont précisées dans votre contrat d'abonnement. Par ailleurs, vous pouvez à tout moment porter votre réclamation auprès de :

          • la Médiation de l'Eau
            BP 40 463, 75366 Paris Cedex 08 
            Email

           

  • Le risque d'inondations

      • Alerte aux crues

        Système d'alerte aux crues

        Un système d’alerte aux crues mis en place par Saint-Etienne Métropole, sur les bassins versants du Furan, du Gier et de l’Ondaine continue à se développer.

        Lors des 10 dernières années, 7 épisodes de crues dont 2 importants ont été comptabilisées sur le territoire de l’agglomération stéphanoise. Un manque d’informations pertinentes sur la prévision et l’évolution de la situation des crues avait été constaté. Les services de prévision des crues de l’Etat ne couvrent que les fleuves et leurs principaux affluents, c’est pourquoi Saint-Etienne Métropole s’est doté d’un outil performant pour anticiper les crues et ainsi prévenir les communes de la situation.

        Principe du système
        Le système d'alerte aux crues permet de calculer le débit des rivières. Cet outil utilise des données météo en temps réel, et des prévisions à 70 minutes. Il intègre aussi la saturation en eau des sols en temps réel et utilise également les données des stations au sol (limnimètre et pluviomètre) afin de mettre à jour en permanence les informations délivrées par le système.
        En fonction du débit calculé, un seuil de pré-alerte ou d'alerte peut être atteint ce qui enclenche la gestion de crise. Les communes ainsi prévenues gèrent la crise et informent la population sur leur territoire.
        L'objectif est de donner une information la plus précise possible sur la situation des cours d'eau et leur évolution.

        Gestion du système
        Le suivi est effectué par deux agents d'astreinte chaque semaine, parmi les dix chargés de missions et techniciens de rivière de Saint-Etienne Métropole. En cas de dépassement de l'un des deux seuils, l'agent d'astreinte analyse la situation, et en cas de crise, déclenche un appel automatique aux gestionnaires de crise des communes. Ceux-ci auront alors accès au logiciel par internet, ce qui leur permettra d'obtenir des informations précises sur la situation.

        Les + du système

        • Environ 25 capteurs (pluviomètres et limnimètres) sur les trois bassins versants mesurent les niveaux d'eau des rivières et la quantité de pluie tombée. Le logiciel réactualise les débits des cours d'eau toutes les 10 minutes grâce aux données des capteurs et des données météo
        • Innovation technologique : logiciel accessible depuis internet par l'ensemble des communes.
           
      • Le système Influx

        C'est un outil d’aide à la décision mise en place sur le territoire de Saint-Etienne Métropole pour préserver le milieu naturel et limiter les risques d’inondations.

        Proposé par la Stéphanoise des Eaux, ce système analyse en continu près d'1 million de données, notamment grâce aux 64 capteurs de suivi permanent des niveaux d’eau du réseau et la prise en compte de données météorologiques (intensité, durée, vitesse), avant leur arrivée sur la ville de Saint-Etienne. Ce système d’aide à la décision permet d’adapter et de piloter à distance les équipements, afin d’optimiser la gestion des flux dans les réseaux d’assainissement.

        Ainsi, selon l’intensité pluviométrique, 7 vannes motorisées, supervisées à distance, permettent de stocker les eaux pluviales dans le réseau ou, en cas de risque d’inondation, de délester ces eaux pluviales dans le milieu naturel.

        L’outil a prouvé son efficacité à plusieurs reprises depuis 3 ans. Le système Influx a permis d’anticiper les événements en envoyant le maximum de pollution vers la station d’épuration Furania et délestant le collecteur de Bergson au moment le plus critique.

  • L'assainissement

    La qualité de nos rivières passe par le bon fonctionnement de l’assainissement. Depuis 2011, Saint-Étienne Métropole est compétente en matière d’assainissement des eaux usées (collectif et non collectif).

      • L'assainissement collectif

        Il s'agit de la collecte des eaux usées et d'un transfert total de la pollution vers une station d'épuration performante même par temps de pluie.

        Saint-Étienne Métropole est en charge :

        • de la maîtrise d’ouvrage des travaux de station d’épuration, des postes de refoulement, des bassins sur réseaux et de la métrologie (diagnostic permanent et auto surveillance),
        • du pilotage de l’entretien des postes de refoulement et de la métrologie,
        • del’appui des communes pour l’exploitation des stations d’épuration.
      • L'assainissement non-collectif

        Il s'agit de la collecte et du traitement sur place des eaux usées qui ne sont pas raccordées au réseau public. On trouve généralement ce mode d'assainissement en milieu rural ou péri-urbain lorsque la création d'un réseau collectif ne se justifie pas, ni techniquement ni économiquement.

        Si une installation est défectueuse, elle peut constituer un risque pour la santé ou l'environnement. C'est pourquoi les installations doivent être entretenues et contrôlées régulièrement par le Service Public d'Assainissement Non- Collectif (SPANC) et faire l'objet, si nécessaire, de travaux.

      • Contacts

        Assainissement non collectif 
        Tél : 04 27 40 54 43
        Email 

        Assainissement collectif
        Tél : 04 77 34 53 98
        Email 

      • En savoir plus

        A savoir 
        Les eaux issues des usages quotidiens de l’habitation sont acheminées vers les stations d’épuration via le réseau d’assainissement collectif, pour y être traitées avant d’être rejetées à la rivière.
        Les eaux de pluie sont collectées dans un autre réseau et sont directement reversées au milieu naturel.

        Chiffres clés

        Assainissement collectif :

        • Plus de 180 00 usagers représentant près de 17 millions de mètres cubes assujettis
        • 47 stations d'épuration sur le territoire de capacités très variables comprises entre 50 et 282 000 équivalents-habitants

        Assainissement non-collectif :

        • 5 888 usagers
        • 49 communes directement gérées par Saint-Étienne Métropole
        • 4 communes gérées par le Syndicat Interdépartemental Mixte pour l’Aménagement de la Coise et de ses affluents (SIMA Coise)
  • L'objectif zéro pesticide dans l'eau

    Objectif zéro pesticide

    La présence de pesticides dans les cours d'eau est préjudiciable pour la vie aquatique et une réduction de leur utilisation est nécessaire.

     

    A l’occasion des comités de rivières des bassins versants Ondaine – Lizeron et du Furan en décembre 2013, 5 communes des bassins versant Ondaine - Lizeron et 11 communes du bassin versant Furan se sont engagées dans la charte régionale "Objectif zéro pesticide dans nos villes et villages" aux cotés des présidents des comités de rivières, du Vice-président de Saint-Etienne Métropole en charge des contrats de rivières et du Vice-président de la Frapna Loire :

    • Les communes signataires sur le bassin versant Ondaine-Lizeron : Fraisses, le Chambon-Feugerolles, la Ricamarie, Roche-la-Molière, Saint-Paul-en-Cornillon et Unieux.
    • Les communes signataires sur le bassin versant du Furan : Planfoy, Saint-Etienne, Saint-Jean-Bonnefonds, Sorbiers, Saint-Héand, la Talaudière, La Tour-en-Jarez, Andrézieux-Bouthéon, Saint-Genest-Lerpt, la Fouillouse et l’Etrat.
    • Les communes signataires sur le bassin versant du Gier : La Grand-Croix, Saint-Chamond, Doizieux, Valfleury, Dargoire, Saint-Martin-la-Plaine, La Terrassesur- Dorlay, Saint-Paul-en-Jarez, Cellieu, Génilac, Farnay, La Valla-en-Gier et Pavezin mais aussi Saint-Didier-sous-Riverie, Echalas, Givors, Saint-Jean de Toulas et Saint-Andéol-le-Château.

     

    En signant cette charte, les collectivités s’engagent à travailler à la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, aussi appelés pesticides, sur leurs voiries, parcs et espaces verts, terrains de sport… Ceci passe, entre autre, par la réalisation d’un plan de désherbage communal, l’achat de matériel alternatif, la formation des agents ainsi que la sensibilisation de l’ensemble des administrés.

     

    Aller plus loin : http://frapna-zeropesticide.fr 

     

  • Les barrages, la singularité de notre territoire

      • Saint-Étienne Métropole est, au niveau national, l’établissement public de coopération intercommunale doté du plus grand nombre de barrages.

      • D'où provient notre eau potable ?

        La quasi intégralité de l’eau consommée dans nos 53 communes provient de ressources de surface (prises d’eau en rivières et barrages).

        C’est une des singularités de notre territoire : seulement 2 % de l’eau consommée chaque année dans les communes de Saint-Étienne Métropole provient de ressources souterraines (puits ou captages) contre 28 % pour le Département de la Loire et 53 % au niveau national.

        Les ressources de surface nécessitent des ouvrages dont la gestion et la surveillance relèvent d’une technicité toute particulière. Ces ouvrages imposent aussi des filières de traitement d’eau spécifiques pour tenir compte de la vulnérabilité de la ressource et de sa qualité variable en fonction des saisons.

        Ainsi, gérer l’eau potable au niveau intercommunal a permis une mutualisation des compétences techniques pour toutes les communes ayant un barrage sur leur territoire.

      • 13 barrages sur le territoire

        Parce que l’eau manquait cruellement pour assurer l’alimentation des populations et le développement économique, 13 barrages ont été édifiés depuis le XVIIIè siècle. 12 de ces ouvrages ont été transférés à Saint-Étienne Métropole (la maîtrise d’ouvrage du barrage du Gouffre d’Enfer est assurée aujourd’hui par l’Etat pour prévenir les crues du Furan).

        Certains de ces ouvrages présentent des caractéristiques très particulières. Ils sont les témoins de l’histoire de notre territoire :

        • Le barrage de Couzon a été construit par la compagnie du Canal de Givors pour alimenter le canal de Rive-deGier à Givors. Ces travaux, qui ont débuté à la veille de la révolution en 1789, ont été perturbés à l’époque par des « malveillants » (preuve que la construction des barrages a toujours été compliquée) et n’ont été achevés qu’en 1812. À l’époque, le barrage de Couzon figurait parmi les ouvrages les plus importants du monde. Le développement du rail a mis un terme à l’utilisation du canal. Depuis le milieu du XIXè siècle, le barrage est utilisé pour l’eau potable. Il assure aujourd’hui l’alimentation en eau de Rive-de- Gier, Saint-Martin- la Plaine, Saint-Joseph et d’une partie de Châteauneuf.

        • La construction du barrage de Lavalette a été décidée par la Ville de Saint-Étienne à la fin du XIXè siècle, car elle était confrontée à des pénuries d’eau régulières. Le barrage a été réalisé sur le Lignon du Velay, en Haute-Loire. D’une capacité initiale de 20 millions de m3, sa capacité a été portée à 41 millions de m3 en 1947. D’une longueur de 509 m, l’ouvrage était alors considéré comme l’un des plus longs du monde. Lavalette alimente aujourd’hui près de 430 000 usagers des départements de la Loire et de la Haute-Loire.

        Il appartient donc à Saint-Étienne Métropole d'assurer désormais l'exploitation, l'entretien et la conservation de tous ces ouvrages.