Conférence « Les rosiers anciens dans la course à la nouveauté au XIXè siècle » par Cristiana Oghină-Pavie
- Culture
Descriptif
« Aujourd’hui il faut du nouveau, toujours du nouveau. Nouveau, dans les végétaux, tient lieu de beau, de bon, d’agréable, de supérieur, d’utile, etc ; la mode a ahuri notre époque » (Journal des Roses, 1877). À partir des années 1810-1820, la recherche de nouvelles variétés de rosiers prend une grande ampleur et ne cesse de croître jusqu’à la fin du XIXe siècle. Dans le monde de l’horticulture, cette quête de la nouveauté répond aussi bien à la passion des amateurs qu’aux intérêts commerciaux des rosiéristes. Chaque obtention est décrite en termes élogieux : fleurs plus grandes, formes inédites, couleurs nouvelles incarnent la modernité et le progrès. Dans cette course à la nouveauté, les anciennes variétés sont progressivement délaissées. La plupart disparaissent des catalogues des rosiéristes, puis des jardins. Pourtant, certaines résistent et parviennent à traverser les générations.
Comment ces rosiers anciens ont-ils survécu dans un monde horticole tourné vers la nouveauté ? La conférence s’intéressera aux différents choix, personnels et collectifs, qui ont permis leur maintien : attachement aux rosiers de sa jeunesse, conservation de variétés jugées particulièrement intéressantes pour la sélection, valeur de ce qui devient plus rare, constitution de collections dans une perspective patrimoniale. L’histoire des rosiers anciens montre ainsi que la préservation des plantes cultivées dépend de démarches volontaires.