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Les petites histoires du Critérium

Dauphiné 2000. Enfin un vainqueur du cru !

Une fusée nommée Armstrong. © La Tribune – Le Progrès

Encore une étape en ligne doublée d'un contre-la-montre. Déjà second la veille à Lyon, Fabrice Gougot, originaire de Saint-Chamond et dont le frère tient une pizzeria à Izieux, est le premier « régional de l'étape » à l'emporter dans l'histoire du Dauphiné à Saint-Étienne. Sorti un peu par hasard avec neuf compagnons de route et aidé par son équipier Voigt, il sauve 20 secondes d'avance à l'arrivée.

Autre scénario le lendemain sur le contre-la-montre vallonné de Geoffroy-Guichard à Saint-Chamond en passant par le col de la Gachet et Valfleury.

Devant, que des costauds, du genre de ceux que le juillettiste regarde chaque après-midi dynamiter les routes du Tour de France. Lance Amstrong l'emporte devant Zulle, Zubeldia, Hamilton, Millar ou encore Beloki. Pour les Américains de l'US Postal, obnubilés au départ par la Grande Boucle, le Dauphiné va peut-être devenir un objectif à défendre avec deux coureurs sur le podium.

Dauphiné 1993. La dernière de Laurent Fignon

Pour la dernière course de Laurent Fignon, le « père Duclos » se décarcasse et lève les bras cours Fauriel. © La Tribune – Le Progrès

Le Dauphiné fait étape deux jours à Saint-Étienne. Les coureurs arrivent le premier jour au bout d'une course en ligne. Et c'est un ancien — mais très beau — vainqueur que les Stéphanois applaudissent : Duclos-Lassalle, le double vainqueur de Paris-Roubaix ! Il s'est échappé dans les dix derniers kilomètres en compagnie de Weltz et... prend le maillot. Le Mexicain Alcala, un des gros favoris pour la victoire finale, n'est toutefois pas trop déçu de s'en trouver dépourvu...

Car il va le récupérer dès le lendemain à l’issue d'un superbe contre-la-montre vallonné de 43 kilomètres depuis Côte-Chaude en passant par le barrage de Grangent, Chambles et le Pertuiset. Un parcours que les cycliste amateurs locaux connaissent sur le bout des roues.

Le Français Simon accroche une belle troisième place tandis que Laurent Fignon termine 8e pour sa dernière saison de coureur. C'est fini, on ne le verra plus à Saint-Étienne

Dauphiné 1989. Le jour avant le Ventoux

Jean-Claude Garde, le local de l’étape, a dû abandonner, la veille de la confrontation avec le terrible mont Ventoux. © La Tribune – Le Progrès

Certains s'en souviennent peut-être : la veille, les cheminées de la centrale du Bec, au Chambon-Feugerolles, ont été dynamitées. Comme le symbole d'un âge d'or révolu. Le patrimoine local gît par terre et les coureurs locaux l'imitent sur le vélo… ou plutôt à côté !

Jean-Claude Garde chute et abandonne avant d'atteindre Bourg-Argental, imitant ainsi son frère, Dominique sur le Tour d'Italie l'avant-veille. Drôle de scénario au bout des 188 kilomètres : le Suisse Wegmuller avait pris le maillot la veille et, après avoir laissé le Combien Vargas ouvrir la route sur la fin du col, il remet ça dans la descente de la Croix-de-Chaubouret en surprenant tous ses comparses.

Personne n'aide le favori Kelly dans la poursuite. La victoire est donc inattendue pour le maillot jaune donc. Mais si personne n'a voulu rouler, c'est que les gros, à l'image de Mottet, s’affûtent pour le lendemain : il faudra escalader le « géant chauve », le « géant de Provence », le terrible Mont Ventoux.

Dauphiné 1987. Changements dans tous les classements

Bruno Cornillet : un « z » l’emporte à Saint-Étienne. © La Tribune – Le Progrès

Histoire de maillots entre Bellegarde et Saint-Étienne. Jean-Claude a commencé par s'habiller virtuellement en jaune avant de se faire déshabiller par Bruno. Laurent (Biondi) revêt le maillot à points tandis que Thierry (Claveyrolat) chope le blanc de la montagne. Bref, ça a valsé et il faut s'y retrouver.

Pour faire simple, les trois locaux, Gilles Mas, Jean-Claude et Dominique Garde ont essayé mais sans succès. Dominique avait, il est vrai, prévenu : la forme n'est pas encore revenue après sa blessure.

Côté victoire, l'attaque décisive s'est produite à 35 kilomètres de l'arrivée avec six bonhommes dont Bruno (Cornillet) qui, voyant l'échappée menacée par la poursuite des Système U, sort en poursuiteur sur la fin de l'étape.

Emballé, c'est pesé : victoire et maillot de leader ! Le perdant de l'après-midi est le jeune espoir français Jean-Claude (Colotti), leader virtuel après avoir pris les bonifications des sprints intermédiaires.

Dauphiné Libéré 1986. Gilles, Jean-Claude et Dominique n'ont rien pu faire

Laurent Fignon, malchanceux sur l’étape, conservera son maillot jaune malgré tout. © La Tribune – Le Progrès

Ils sont trois, ce 29 mai 1986. Trois petits gars du coin à courir le Dauphiné 1986 : Gilles, Jean-Claude et Dominique. La course par étape est cette année-là taillée pour les grimpeurs et Fignon, la veille à Gueugnon, a éparpillé tout le monde ou presque pour enfiler le maillot de leader et devenir le grand favori pour la victoire finale.

Son équipe, Système U, entend bien contrôler la course, pas si évidente que ça à l'approche de Saint-Étienne : Saint-Héand, Saint-Chamond, Terrenoire, Rochetaillée avant la descente vers le cours Fauriel. Gilles Mas, le premier local de l'étape, aurait bien voulu essayer de bouger mais il chute à deux reprises, dont la dernière juste avant de passer chez lui à Terrenoire. Le public l'a toutefois bien remarqué, seul à l'arrière de la course...

Jean-Claude Garde essaie, lui, de sortir du côté de la Talaudière mais les Système U, tel un rouleau compresseur, ne laissent partir personne. Il finit loin du vainqueur. Reste Dominique Garde, frère de Jean-Claude, sûrement le plus costaud. Il reste sagement dans le peloton dans la montée sur Rochetaillée et c'est dans la descente finale qu'il essaie de se faire la belle. Hélas, Boyer, membre des Système U rapplique illico-presto et lui suce la roue sans le relayer.

Foutu... Sur le cours Fauriel, et bien non, ce n'est pas Fignon, victime d'un saut de chaîne lors du sprint, qui lève les bras mais plutôt Claveyrolat. Le jeune grimpeur signe là sa première victoire chez les professionnels.

Dauphiné Libéré 1984. Une étape belge

Sous la pluie Van Brabant s’impose au sprint sur le cours Fauriel

Les coureurs s’étaient-ils plaints de la difficulté de la Croix de Chaubouret ? En tout cas, après 1981, l'étape stéphanoise évite une nouvelle fois le massif du Pilat et la victoire se joue encore au sprint avec un peloton groupé. Un parcours sans difficulté, de la pluie tout l'après-midi, c'est sans surprise un Belge, Van Brabant, qui l'emporte comme à la maison.

Que retenir ? Que Dominique Garde, le local de l'étape, n'y arrive décidément pas sur le Dauphiné. Sa tentative de fuite du côté de Vienne n'a pas fait long feu. Les équipes Peugeot et Raleigh verrouillent en effet la course et roulent à la planche sur le moindre fuyard. Et ce n'est pas la côte du Langonand, entre Saint-Chamond et Sorbiers qui fait peur aux routiers. Il y a 30 ans, les grimpeurs y faisaient la différence. En 1984 le peloton l’avale groupé.

C'est à 400 mètres de l'arrivée, jugée pour une fois sur le boulevard Jules Janin, que le principal événement de la journée survient avec la chute de deux des favoris pour le maillot vert de meilleur sprinter, Dall'Armelina et Castaing. Van Brabant passe à travers de la gamelle et peut lever les bras sous la pluie. Comme chez lui en Belgique.

Dauphiné Libéré 1981. Un fusil pour le vainqueur !

Sur le podium, le représentant des ouvriers de Manufrance remet un fusil au vainqueur du jour, Van der Poel. © La Tribune – Le Progrès

Un fusil de chasse. C'est le cadeau reçu par le vainqueur Adri Van der Poel de la part des ouvriers de Manufrance. La société stéphanoise va mal mais se bat pour sa survie. L'ambiance est tristounette d'ailleurs, ce 26 mai 1981 sur le cours Fauriel. La pluie s'est abattue sur l’avenue et les parapluies fleurissent le long des barrières de la ligne d'arrivée.

Le maire, Joseph Sanguedolce, ancien coureur cycliste local d'avant-guerre, est présent pour humer l'air de ce sport qu'il affectionne. Comme d'habitude, l'étape s'est agitée dans les 30 derniers kilomètres… et c'était trop tard. Car ce n'est pas la bosse de Rochetaillée qui va éparpiller un peloton bien groupé.

Tout juste le jeune grimpeur lyonnais, Martinez, passe en tête en haut de cette difficulté pour empocher le maillot rose de meilleur grimpeur que le paquet de coureurs bariolés se présente sur le cours Fauriel.

Van der Poel, qui aime décidément bien Saint-Étienne puisqu'il y a déjà gagné l'étape de Paris-Nice en mars précédent, l'emporte au terme du sprint massif. Les gros n'avaient pas envie de se battre, tant pis pour eux...

Pendant ce temps, les Verts l'ont emporté à Sochaux 2-1. Ils ont un point d'avance sur Nantes à deux journée de la fin du championnat. Peut-être le dixième titre...

Dauphiné Libéré 1977. Un petit jeune nommé Bernard Hinault

Un jeune homme nommé Bernard Hinault enfile le maillot or. Le premier d’une longue série. © La Tribune – Le Progrès

Dans la litanie des innovations stéphanoises en matière de cycles, l’histoire du dérailleur est cocasse.

Pourfendu par Henri Desgranges, le créateur du Tour de France, qui voyait dans la poly-multiplication, "une tricherie avec la route, tout juste bonne pour vieux messieurs et dames", il sera interdit sur la grande boucle… jusqu’en 1937 !

À l’inverse, il sera bien évidemment adopté par Vélocio et ses comparses cyclotouriste, promoteurs de longue date de la polymultipliée et du vélo pour tous.

Rendons à César : la solution du changement de vitesse est apparue en Angleterre en 1894. Jusqu’alors, pour changer de vitesse, on n’avait rien trouvé de mieux que… de retourner la roue arrière.

Il s'appelle Bernard. Jeune coureur cycliste français. Né à Iffiniac dans les Côtes-du-Nord, en Bretagne. Il est considéré comme le plus grand espoir du vélo français. Mais des comme lui, les observateurs en ont déjà vu d'autres. Alors ils préfèrent juger sur pièce avant de dire si ce Bernard Hinault, de l'équipe Gitane, est bel et bien le futur grand que l'on décrit. Ils vont être servis !

A Saint-Etienne, lors de la première étape du Dauphiné 1977, sa victoire impressionne par sa maîtrise et son autorité. Le gars qu'il vient de coiffer au poteau s'appelle Eddy Merckx, rien que ça !

En fait, la course s'est décantée en descendant du Bessat. Huit hommes s'en sont allés et presque que des costauds : Hinault et Merckx, donc, mais aussi Thévenet, Van Impe, Zoetemelk... Et l'affaire s'est finit au sprint sur le cours Fauriel. L'échappée finale est royale et révélatrice des forces en présence un mois avant le Tour. Thévenet revient bien, Zoetemelk et Van Impe sont costauds et Merckx, le « Cannibale », retrouve sa jeunesse et peut l'emporter trois ans après son dernier succès à Paris.

En attendant, Hinault, trop jeune et trop tendre pour la Grande Boucle, a fait du Dauphiné son objectif. Il est bien parti. Et encore, publics et fins observateurs n'ont pas encore tout vu...

Dauphiné Libéré 1975. Maertens un jour de grève

Le sprint a fait rage, cours Fauriel. © La Tribune – Le Progrès
Le sprint a fait rage, cours Fauriel. © La Tribune – Le Progrès

Freddy Maertens est un jeune coureur belge. Du genre costaud sur ses pattes. Grimpe-t-il ? Nul ne le sait encore. Par contre, il roule comme un bœuf et sprinte comme un avion. Une vraie graine de champion qui est en train d'assommer ce Dauphiné libéré : victoires à Annecy, Macon, le Creusot et Montceau-les-Mines.

Fera-t-il la passe de cinq à Saint-Étienne ? Une arrivée au sprint serait idéale pour lui est force de constater que ses concurrents ne font rien pour éviter ce scénario. Tous sauf un.

C'est l'ancien, le vieux Poupou, 39 balais au compteur, qui secoue le cocotier dans la côte du Chasseur au sortir de Saint-Just-Saint-Rambert. Poulidor sort pour se tester, pour savoir s'il a les jambes pour éventuellement participer à son treizième Tour de France un mois plus tard. Convaincu, il arbore un grand sourire quand le paquet le rattrape dans la descente sur Saint-Genest-Lerpt.

En haut du cours Fauriel, où l'arrivée est groupée, c'est évidemment... Maertens qui s'impose pour sa cinquième victoire en cinq étapes. Les favoris de l'épreuve, les Merckx, Thévenet ou Poulidor feraient bien de s'en inquiéter : avec 20 seconde de bonification à chaque étape, le jeune Belge compte une bonne minute d'avance au classement général.

Les coureurs fourbus ne sont pas les seuls à passer une soirée calme... Les clients habituels du quartier chaud de Saint-Jacques ne quitteront pas les charentaises dans la soirée : c'est en effet le 5 juin 1975 que les prostitués stéphanoises, solidaires de leurs collègues lyonnaises, font la grève des « genoux croisés » !

Dauphiné Libéré 1973. Comme une répétition générale

Les reconnaissez-vous ? C Jérôme, Nicoletta et Harold Kay sur le podium Europe 1, pour fêter l’arrivée du Critérium à Saint-Étienne. © La Tribune – Le Progrès

Quasi la même étape que l'an dernier : Montceau-les-Mines - Saint-Etienne. Mais une différence de taille : l'arrivée dans la capitale du cycle clôture l'édition 1973 du Dauphiné Libéré.

Inconvénient, si l'arrivée est festive et la soirée encore plus (Harold Kay, Sim, Hugues Auffray et... madame Soleil !), l'étape, elle, soulève moins l'enthousiasme. Des longues lignes droites, des routes planes et un train orange, celui des Bic, l'équipe du leader qui décourage tout velléité d'échappée…

Bref, cette dernière étape s'anime uniquement dans les derniers kilomètres, à un moment où le maillot or d'Ocana n'est plus en danger. Car oui, l'ennemi juré de Merckx (qui ferraille avec Gimondi au même moment sur le Tour d'Italie) semble bien parti, une grosse minute devant Thévenet, pour remporter ce Dauphiné, comme une répétition générale avant le Tour de France.

 

Mais à Saint-Etienne, il y a une course dans les derniers kilomètres et c'est le jeune Hollandais Bal, de l'équipe Mercier, le fabricant de cycle stéphanois (ouf, l'honneur est sauf !) qui l'emporte sur le cours Fauriel. Au classement général final, Ocana l'emporte pour la troisième fois et dans son esprit, c'est sûr, il se sent capable de vaincre Merckx pour gagner (enfin !) le Tour de France.

Dauphiné Libéré 1972. Strass, paillettes et déhanchés dans une actualité morose

Bras de fer entre Daniel Robin et Roger Pingeon, vainqueur à Saint-Étienne, sous le regard d’un certain Bernard Thévenet. © La Tribune – Le Progrès

L’actualité n’est pas rose, en ce 31 mai 1972. Massacre à l'aéroport de Tel-Aviv (25 morts), collision spectaculaire sur l'autoroute entre Rive-de-Gier et Saint-Chamond, jugement pour meurtre de la « tenancière du Soleil » aux Assises de la Loire…

Sauf que ce jour-là, le Dauphiné Libéré arrive à Saint-Étienne avec ses artistes en soirée (C Jérôme, Carlos, Nicoletta, strass, paillettes et déhanchés et ses forçats de la route en fin d'après-midi.

C'est une jolie histoire de renaissance. C’est le jour de Roger Pingeon, vainqueur du Tour de France 1967 et qui n'avait plus levé les bras depuis trois ans. Il flingue soudainement à 600 mètres de la ligne.

Les équipes de sprinteurs se regardent et hésitent un peu. De leur côté les finisseurs attendent, attendent et n'arrivent finalement pas à le remonter dans les dernières longueurs.

Pingeon, le grimpeur léger, l'emporte au nez et à la barbe des sprinteurs sur le cours Fauriel après 244 kilomètres de route, empoche les 20 secondes de bonif' et prend la tête du classement général.

Dauphiné Libéré 1966. La farandole endiablée d’Annie Cordy

Une tornade blonde est passée, titre La Tribune ! © La Tribune – Le Progrès

La nuit est tombée, mais la température reste chaude. Annie Cordy enflamme la scène et la place de l'Hôtel-de-Ville toute entière. Le Dauphiné libéré est en ville avec ses coureurs en journée et ses chanteurs en soirée.

Côté vélo, le début de l'après-midi s'est révélé plus soporifique sur les longues lignes droite de plaine en provenance de Paray-le-Monial, et c'est à Unieux, en bas de la Croix-de-Marlet, que les coureurs se sont réveillés.

Pingeon attaque violemment et trois coureurs le rejoignent : Aimar, Zilverberg, le maillot jaune, et le jeune Raymond. La fin de parcours suit des montagnes russes et les échappés roulent à fond le ballon jusqu'au cours Fauriel pour repousser loin Poulidor, piégé dans le peloton.

En général, la règle est simple à l'arrivée d'une course cycliste : un vainqueur et que des vaincus. Finir second est une défaite.

Rien de tout cela le 6 juin 1966 à Sainté : Raymond s'offre le premier bouquet de sa carrière professionnelle, Zilverberg sauve son maillot et Pingeon et Aimar s'affirment comme les grands favoris à la victoire finale.

Que des gens contents, qui n'ont hélas, récupération oblige, pas pu écouter la farandole endiablée d'Annie Cordy place de l'Hôtel-de-Ville.

Dauphiné Libéré 1955. Un Mercier gagne à la maison

Louison Bobet (à droite) se rafraîchit aux côté de son co-équipier Privat. © La Tribune – Le Progrès

Il y a au départ un immense favori, Louison Bobet. Double vainqueur du Tour de France, champion du monde en titre et leader de l'équipe Mercier, le fabricant de cycles stéphanois.

Il y a aussi des outsiders qui ne viennent pas pour rien : Pierre Molinéris et Bernard Gauthier l'ont annoncé, ils veulent gagner à Saint-Etienne.

Cette première étape du Dauphiné emmène donc les 96 participants de Valence jusqu'en haut du cours Fauriel, face à l'Ecole des Mines.

La course, longuement menée par une échappée au long cours, se décante finalement dans la côte du Langonand au sortir de Saint-Chamond.

Là, onze hommes secouent le peloton et s'en vont. Et Bobet ? Où est Bobet ? A l'arrière, piégé, il doit faire l'effort pour recoller. Rebelote dans le Chasseur, entre Saint-Just et Saint-Genest-Lerpt, Lampre part seul.

Bobet, qui n'a pas encore récupéré de sa poursuite, est trop juste pour suivre mais revient petit à petit sur la tête de course grâce à son coéquipier, Privat.

Mieux ! Les deux Mercier s'en vont seuls, à toi, à moi, dans la vallée de l'Ondaine, survolent les pavés, entrent dans Saint-Etienne et virent en tête en bas du cours Fauriel.

Bobet laisse la victoire à Privat, qui l'a si bien aidé. Qu'importe, c'est un Mercier qui gagne à la maison. Et Bobet a d'autres objectifs : la victoire finale à Grenoble et un troisième succès dans le Tour...

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